LES
ELFES SYLVAINS
Les Origines
Les Elfes Sylvains
La Société des Elfes
Sylvains
Kurnous et Isha
Ariel et Orion
L'Hiver du Malheur
Le Roi et la Reine de la Forêt
Le Royaume d'Athel Loren
Les Clairières
Les Landes
Sauvages
Histoire d'Athel Loren
La Découverte
de la Forêt
Les Gardiens
de la Forêt
L'Exode
des Clans
Les Elfes
Noirs
Les Envahisseurs
Orques
Rencontre
avec les Barbares
Le Clan
Perdu
La Cupidité
des Nains
Le Destin
du Baron
L'Alliance
avec la Bretonnie
La Bataille
du Défilé des Pins
Les
Ambitions Impériales
La Menace
Skaven
Pas de
Refuge Pour les Orques
La Bataille
des Cairns
Chronologie
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LE DESTIN DU BARON
Pendant plusieurs
siècles, le peuple bretonnite colonisa les terres au nord et à
l'ouest d'Athel Loren. A cette époque, ils pénétraient
rarement dans la vaste forêt de Loren. Les rumeurs et les mythes sur
les mystérieux habitants des bois les dissuadaient de s'y aventurer
pour chasser. De temps en temps, des groupes de guerriers tentaient de traverser
les landes entourant la forêt mais ils se retrouvaient rapidement
en face des chars et des chevaliers du clan Equos. Les légendes de
cette époque encore chantées aujourd'hui parlent de ces seigneurs
impétueux tombés sous les flèches des elfes pour avoir
transgressé les frontières du royaume interdit. Ainsi se développèrent
les contes sur le peuple secret et le royaume elfe. Les
colonies bretonniennes entourant la forêt commencèrent bientôt
à considérer les elfes comme des amis, particulièrement
quand des bandes d'orques ou d'autres ennemis ravageant le pays, pénétraient
en Loren avant de fuir la région, ou de disparaître à
jamais. On pouvait parfois voir des bandes d'elfes, se déplaçant
de nuit pour intercepter les envahisseurs, tout autant à l'avantage
des bretonniens que des elfes. En signe de gratitude, les bretonniens laissaient
des offrandes d'armures et d'armes ou des tonneaux de vin aux pieds des
pierres frontalières. Ces offrandes disparaissaient mystérieusement,
considérées par les elfes comme des produits de luxe venus
du monde extérieur. Durant
les derniers siècles avant que les bretonniens ne s'unifient en un
unique royaume obéissant à un unique roi, les colonies autour
d'Athel Loren s'étaient transformées en puissants domaines
féodaux dominés par des barons et leur suite de chevaliers.
Certains de ces barons cherchaient de nouvelles terres à conquérir.
Cernés par les domaines de leurs voisins, ils étaient attirés
par les dernières terres sauvages de la forêt de Loren. C'étaient
des hommes arrogants qui se souciaient peu des légendes et se croyaient
invincibles. Le baron Foulques
de Bergues fut le premier à conduire sa suite dans les landes. Ils
franchirent les frontières, jetant des regards hautains sur les bornes
frontalières qu'ils passèrent en riant. Poursuivant leur avance,
ils furent défiés par Eldryn, un puissant chef du clan Equos,
et ses suivants. Dans la bataille qui s'ensuivit, les elfes furent vaincus
par les chevaliers. Aucun des sylvains ne survécut, ils furent tous
abattus sous les murs de leur fortin. Puis le baron envoya ses fantassins
attaquer la place. Plusieurs d'entre eux tombèrent sous les flèches
des elfes, parmi lesquels se trouvaient des femmes rendues folles par la
mort de leurs compagnons, mais ils ne purent être arrêtés.
Les elfes durent se replier dans la forêt, abandonnant le fortin au
baron. Dans les jours qui
suivirent, les éclaireurs et les chevaliers elfes surveillèrent
l'armée du baron sous le couvert des arbres, pendant que le Roi et
la Reine de la Forêt prenaient conseil auprès des clans. Ils
observèrent les hommes du baron construire un château sur la
colline où s'était trouvé le fortin. Les grands arbres
furent abattus et des bœufs tractèrent les pierres frontalières
jusque sur la colline où elles servirent à construire les
murs du château. La colère monta chez les elfes. Le
pire était à venir. Les chevaliers cherchaient un peu d'animation
pendant que le château se construisait. Certains d'entre eux entrèrent
dans la forêt pour y chasser le gibier. Quelques éclaireurs
leur tendirent une embuscade mais leurs flèches ne purent transpercer
les armures et les chevaliers enragés commencèrent à
chasser les elfes pour le sport. Ils parvinrent à abattre quelques
éclaireurs mais les elfes trouvèrent leurs cibles et certains
chevaliers tombèrent, des flèches plantées dans la
fente oculaire de leurs heaumes. Cette
rencontre dissuada pour un temps les chevaliers de s'aventurer loin dans
la forêt. Néanmoins, le baron avait amené des paysans
de ses domaines et celui-là commençaient à défricher
les abords de la forêt et à labourer les terres ainsi dégagées.
Il était évident que le baron entendait conserver ce qu'il
avait capturé. Bientôt, d'autres barons suivraient son exemple
et le royaume d'Athel Loren serait envahi de toutes parts. Le
Roi et la Reine des Forêts tinrent conseil avec les mages et les chefs
des clans sur la façon de combattre les envahisseurs. Orion entra
dans une rage noire en entendant les nouvelles rapportées par les
éclaireurs et au rapport des elfes chassés du fortin capturé
par le baron. Seules les sages paroles d'Ariel calmèrent sa colère
et l'empêchèrent de lâcher la Grande Chasse sur ces conquérants
arrogants. Ariel savait
à quoi s'en tenir. Sa perspicacité était grande. Elle
avertit que l'ennemi était puissant, des chevaliers aimant la guerre
et qui considérait déshonorant de se replier. Ils étaient
déterminés et méprisaient la mort. Ils ne seraient
pas aussi faciles à vaincre que les orques. Même si les elfes
les tuaient tous, cela ne serait qu'un défi à la chevalerie
bretonnienne, incitant d'autres chevaliers à venir prouver leur valeur.
Ariel déconseilla la guerre ouverte contre le baron. Le
conseil demanda alors l'avis de la Reine. Orion, tout juste capable de contenir
sa colère, désirait pour sa part faire couler le sang immédiatement.
Les hommes du baron avaient une faiblesse, annonça Ariel, qui était
leur superstition. Le moyen de les vaincre était de leur montrer
des pouvoirs au-delà de leur compréhension. Non seulement
cela ferait fuir les envahisseurs actuels, mais inciterait leurs semblables
à rester au loin. Ils devaient comprendre que la menace des pierres
était réelle et que violer le royaume interdit entraînait
un châtiment magique. II fallait leur montrer qu'Athel Loren était
un lieu différent qui ne pouvait pas être conquis comme n'importe
quelle autre terre. Le conseil
fut suivi. Les jeunes guerriers furent calmés et Orion refréna
sa colère et posa sa lance sans que celle-ci ait versé le
sang ennemi. Les chefs des clans interdirent à leurs guerriers de
défier les chevaliers du baron. La vengeance se ferait selon les
plans d'Ariel. Quelques
jours plus tard, le baron et ses hommes se réveillèrent au
petit jour dans le château en partie construit. Ils étaient
noyés dans une étrange brume froide. Lorsque le brouillard
commença à se lever, les guerriers furent stupéfaits
de voir des arbres massifs tout autour d'eux. Le baron soupçonna
la sorcellerie elfe et ordonna à ses paysans de venir avec leurs
haches pour montrer à ses hommes comment il allait s'occuper de ces
arbres magiques. Malheureusement, les paysans avaient déjà
fui, étant plus superstitieux que les soldats, et emporté
leurs haches et leurs bœufs avec eux. Puis
les fondations du château commencèrent à gémir
et à vaciller. La panique se répandit parmi les chevaliers
quand des blocs leur tombèrent dessus. Leur armure ne leur servait
à rien, pas plus que leur courage ou leur honneur. Les arbres, qui
n'étaient autres que des hommes arbres invoqués par Ariel
elle-même, démolirent entièrement le château et
enterrèrent vivant le baron sous les décombres. Une poignée
de survivants s'enfuit en répandant des rumeurs de sorcellerie dans
toute la Bretonnie. Depuis
ce jour, aucun autre baron n'a osé violer les frontières d'Athel
Loren. Selon les croyances bretonniennes, les murs des châteaux ne
tiennent pas sur ces terres enchantées. Un amas de pierres renversées
rappelle aujourd'hui encore la folie et le destin du baron Foulques de Bergues.
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