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  LA SORORITE DE KARAK RINN

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L'ONK D'UNGOR ZHARR


Quelques survivants réussirent à échapper à la horde de Dork et vinrent se réfugier dans les sombres cavernes qui bordent Karak Dron, le Mont du Tonnerre. Là, ils fondèrent la communauté, ou l’Onk, d’Ungor Zharr (les Cavernes de Feu) et, malgré l’isolement et les conditions de vie déplorables, cette communauté existe toujours à l’heure actuelle. Les réfugiés nains ne comptaient pas plus d’une centaines de membres, pour l’essentiel des naines, et ils durent rapidement s’imposer dans cet environnement hostile : la présence de vouivres cavernicoles, de maraudeurs orques en chasse, le manque de nourriture, les eaux sulfureuses charriées du volcan, firent que nombreux furent ceux qui ne trouvèrent pas de salut à l’Onk d’Ungor Zharr.

Alors que l’ancêtre de la communauté, un vieux Maître Engingneur, mourrait pathétiquement d’un empoisonnement, après qu’il ait bu des eaux sulfureuses qui suintaient des murs des cavernes du volcan, son épouse, Hild, se déclara régente du clan. Cette accession au pouvoir fut très mal perçue des membres masculins de la communauté mais, par leur nombre, ils furent contraint à s’y résigner, tout en montrant leur désaccord par le silence. Hild, folle de la perte de son époux et profondément marquée par le massacre perpétré par les orques à Karak Drazh, dirigea d’une main de fer la communauté des réfugiés et réorganisa leur vie à tous, d’une manière qui changea radicalement leur mode de vie ancestral.

Le premier changement majeur que connurent les coutumes naines fut l’obligation à tout nain mâle d’entretenir, pour la pérennité du clan, des relations charnelles avec plusieurs femelles, ce qui, contrairement à ce qu’on pourrait penser, constitua une ignominie pour la gente masculine. Le tollé que Hild déclencha amena une tentative de rébellion qui fut mâtée rapidement, non sans quelques maux. La plupart des nains, contraints et forcés, durent cependant se résigner à cette démarche inhabituelle. Les mâles furent délestés de toute charge décisionnelle car la perte de Karak Drazh prouvait l’inaptitude de ceux-ci à protéger efficacement la communauté. Toutefois, ils gardèrent la fonction guerrière, tant que celle-ci ne pourrait être mise en cause mais, sous le commandement inaliénable des naines.

Bien que l’Onk ait perdu son Maître Engingneur et qu’aucun nain présent ne connaissait autre chose que l’art du combat, Hild décida que les secrets de son époux, couchés dans de lourds manuels poussiéreux, devaient être enseignés aux naines pour le bien de la communauté. Les mâles, trop occupés à défendre l’endroit et à trouver de quoi se nourrir, ne prirent cela que pour une nouvelle hérésie mais, malgré leur désaccord, durent se rendre à l’évidence qu’aucun d’entre eux n’avait de temps à cela. De plus, le nombre de nains ne cessait de diminuer et atteignait des proportions critiques.

Les pertes se firent plus lourdes avec le temps et rapidement, la menace des orques se fit oppressante : les orques trouvèrent le refuge des nains et entreprirent l’assaut de ce foyer de faible résistance. Ce fut un massacre sans nom et Hild, consciente de la fin inexorable de l’Onk, ordonna avec amertume l’effondrement des entrées des cavernes, coupant pour longtemps les survivants du reste du monde.

Ce qu’il advient d’eux resta un mystère durant les trois milles ans qui suivirent mais il est évident que l’Onk d’Ungor Zharr connut une évolution bien différente de celle du peuple nain dans sa globalité.