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’après les voyages de Johann Munz

La première chose que je vis fut l’antique et imposant rempart de Mordheim, avec ses soixante-dix-sept tours visibles à des lieues à la ronde.

Mille années durant, la cité de Mordheim s’est dressée sur les berges du fleuve Stir. Mes livres indiquent qu’elle fut fondée par les Chevaliers de l’Ordre du Corbeau, qui avaient pris le territoire aux Gobelins et colonisé les prairies de l’Ostermark. Là ils bâtirent leur forteresse et la baptisèrent Mordheim, en mémoire de l’héroïque Comte Gotthard Angelos qui sacrifia sa vie pour repousser les Gobelins des forêts environnantes.

Depuis l’antiquité, la cité, dirigée par la famille von Steinhardt, est la capitale de l’Ostermark. Les champs et les pâtures des paysans et du comte lui-même entourent Mordheim, ainsi que plusieurs petits villages. Autour de tout cela s’étend une immense forêt. Seul le grand fleuve Stir perce la densité du mur de végétation en coulant lentement et calmement vers le cœur de l’Empire, et les barges des burghermeisters le parcourent en transportant fret et passagers.

Mordheim accueille toutes sortes de voyageurs : nains venus des montagnes, trappeurs kislévites vendant leurs peaux, forgerons de Bechafen, chasseurs d’Ostland et bûcherons des forêts de la région… tous viennent pour le commerce ou le repos. De temps à autre, les caravanes du lointain orient traversent le Col du Pic gardé par Karak Kadrin, elles apportent de Cathay des marchandises exotiques telles que des épices et de la soie et ne manquent jamais d’attirer l’attention.

Une grande quantité de fret est chargé depuis les docks de Mordheim sur les barges pour partir vers Nuln, Altdorf et au-delà : bois récolté dans la forêt, gemmes et minerai extraits des mines de la montagne, bijoux, armes et armures forgées par les nains de Karak Kadrin… tout cela et le reste fait de Mordheim une cité plus que prospère.

Mais la cité est davantage qu’un centre de commerce dans l’est de l’Empire, car elle est aussi très imprégnée de tradition et de culte. On y trouve des temples dédiés à Sigmar, à Ulric, à Morr et à bien d’autres déités, mais le Temple du Roc de Sigmar, demeure des Sœurs de Sigmar, est le plus célèbre d’entre tous. Il se dresse en haut d’une grande falaise au centre du fleuve Stir, et sa coupole d’or scintillant est considérée comme l’une des merveilles du monde.

Dans toute la cité, on peut admirer des monuments et des centres de commerce et d’éducation, la Grande Bibliothèque de Mordheim attire notamment les plus grands esprits de l’est de l’Empire pour étudier aux pieds des éclairés prêtres de Sigmar.

Le quartier des Marchands, appelé le quartier du Cheval Volant, est un lieu bourdonnant d’activité tandis que les commerçants de tout le pays se mêlent aux artisans nains et aux marchands d’Arabie.

En fin de compte, peu de cités sont comparable à Mordheim, la gardienne des provinces orientales, le joyau de l’Ostermark.




Mordheim est située sur le fleuve Stir au confin de la province d'Ostermark, en aval de la ville de Waldenhof, qui prend source dans les hautes cimes des Montagnes du Bord du Monde. Elle fut fondée il y a mille ans, en mémoire de leur chef tombé dans la bataille, le vénérable comte Gotthard Angelos, par les chevaliers de l'ordre du Corbeau qui, ayant disputé cette terre aux Gobelins en ont fait leur place forte.

Prospérant grâce au commerce de poissons, minerais et de laine, la majorité des habitants de Mordheim était néanmoins constituée d'hommes en armes provenant de tout l'Empire et qui restaient rarement longtemps en poste. Pendant des siècles, Mordheim fut un rempart contre les ravages des hordes gobelinoïdes, qui se déversaient par centaines des montagnes pour semer la terreur et tout dévaster sur leur passage. C'est Sigmar lui-mêmequi fit don de la province d'Ostermark aux ancêtres de la maison du comte Steinhardt et c'est pourquoi la cité jouie d'une longue tradition guerrière.

Mordheim fut une des rares villes à résister aux hordes du terrible Gorbad Griff 'de Fer en l'an 1707. Chaque province de l'empire avait levé ses troupes pour combattre l'immense invasion et Mordheim résista aux assauts répétés des Peaux vertes, plus par la foi que par le nombre. La garnison de la ville avait été augmentée grâce à l'aide de miliciens inexpérimentés mais qui avaient fait leur preuve lors de l'attaque du flan droit de la horde de Gorbad. Une grande partie de l'armée de Mordheim fut détruite dans la bataille de Valen, mais la ville et le Comte Steinhardt furent sauvé. La Waagh fut repoussée à l'ouest jusqu'à Averheim qui n'eu pas le même destin que Mordheim.

Comme dans la plupart des villes impériales, les fleuves et voies d'eau sont des routes commerciales importantes. La chalands massifs et les navires de haute mer peuvent pénétrer très profondément dans l'Empire en suivant les itinéraires tracés par les fleuves. A l'époque, Mordheim était une ville portuaire très importante, ses quais fourmillants de colporteurs, marins, marchands, soldats... et des voyageurs venaient de toute la région alentours pour commercer dans les Halles de Mordheim. Les bateaux fluviaux, chalands et beaucoup de péniches accostaient par dizaines chaque jour. Le commerce important et la présence du Grand Ordre des Honorables Libres Marchands de Marienbourg ont fait de Mordheim une des villes les plus prospère de l'Empire. Des entrepôts massifs furent construits le long des quais et des tonnes de marchandise était emballées puis chargées sur les chalands. C'étaient des centaines d'articles rares que l'on déchargeait et qui arrivaient des quatre coins du monde à la sueur des dockers. Les bâtiments des commerçants du textile, du bois de construction se situaient un peu à l'écart. Les eaux claires du fleuve grouillaient de poissons et la pêche fut un grand atout pour la cité, son marché étant très développé.

Le commerce, de plus en plus important, fut considérablement développé par les accords commerciaux de libre échange avec les artisans nains des forteresses environnantes. Depuis que les hordes de Peaux vertes avaient été repoussées, beaucoup de nains avaient émigré vers Mordheim qui se dota ainsi d'excellents artisans, forgerons, orfèvres et maçons. L'architecture de Mordheim fut largement influencée par la présence des nains dans la cité comme le montre la robustesse et la qualité des bâtiments, ainsi que la présence de pièces métalliques finement ouvragées.

Avant la venue de la comète, la richesse et la prospérité de Mordheim, en ces temps troublés, en faisaient la ville la plus importante de l'Empire après Aldorf. Mordheim fut également un lieu d'étude réputé pour l'enseignement de l'ingénierie du bâtiment, du commerce et possédant une splendide bibliothèque et plusieurs musées.

Mordheim était la capitale provinciale de l'Ostermark et la plus grande, la plus belle ville de toute la partie méridionale de l'Empire. La province elle-même fut dirigée par la noble et honorée famille Steinhardt, dont le comte avait son palais dans le quartier le plus riche de la ville. La lignée des Steinhardt descend des fiers Unberogens, qui régnaient sur l'Ostermark depuis l'époque de Sigmar. Les comtes Steinhardts firent leurs preuves maintes fois sur les champs de batailles, repoussant les infâmes Peaux Vertes, chassant les immondes Hommes Bêtes et matant rapidement les insurrections et révoltes déloyales, courantes en cette époque troublée.

La province d'Ostermark a toujours été faiblement peuplée. C'est une terre morne, peu propice aux divertissements et trop pauvre pour la culture. Le principal soutien de la puissance politique se trouvait par conséquent dans les murs robustes de Mordheim avec sa puissance militaire et son commerce propice. Ici, les nobles familles de l'Empire pouvaient régner loin de leurs vastes terres où leurs dévoués et laborieux paysans travaillaient durement, ne se préoccupant que peu de savoir où était leurs suzerains.

En l'année 1979, l'Empire était une terre divisée et sans chef. Le Grand Théogoniste de Sigmar refusait l'accès au trône de la Comtesse Magritta de Marienburg. Les comtes électeurs se divisaient et la guerre civile éclatait pour durer des années, faisant de l'Empire une terre morcelée et divisée. C'était une époque bien sombre et tragique pour l'Empire mais Mordheim, appuyée par les guildes marchandes de Marienburg et la Comtesse Margritta, continuait à prospérer. Alors qu'approchait le désastre, ce fut peut-être la honte de la trahison qui fit que le dernier membre des Steinhardt se boucla dans son palais, refusant même de tenter de calmer l'anarchie qui régnait alors. Le comte, Amadeus, en revanche, se pavanait dans des fêtes somptueuses tandis que ses camarades s'entretuaient et que la guerre et la peste ravageaient la terre.

On sait que Mordheim prospéra grâce à la misère du monde, les négociants s'enrichissant en vendant des produits plus que nécessaires à des prix exorbitants, la misère et la famine touchant une grande majorité de la population. De nombreux rituels ténébreux furent pratiqués par les nobles décadents de la ville, les nécromants et sorciers apparaissant de plus en plus fréquemment, exerçant leurs pratiques maléfiques sans retenue. Les pauvres se joignaient à ces nouveaux maîtres ténébreux pour tenter vainement d'échapper à leurs vies amères de servitude. De tels actes finirent par provoquer la colère des dieux. En l'année 1999, le marteau de Sigmar s'abattit sur la ville sous la forme d'une comète à deux queues pendant que le peuple fêtait joyeusement des divinités maléfiques et païennes. Seules les pieuses soeurs de Sigmar réchappèrent à la déflagration qui dévasta la ville en se réfugiant dans la prière à l'intérieur de leur abbaye solide comme le roc. De ce jour, il ne reste plus que des ruines carbonisées et hantées de la ville qui est maintenant nommée Mordheim, la cité des damnés.