¤ La Navarre (pour WJDR1)  





"Lorsqu'on leur parle de Navarre, les dames de la Cour voient tout de suite défiler sous leurs yeux tout un pays de sorcières, d'ermites de brigands et de voleurs. En effet, la province de Navarre est réputée pauvre, sauvage et dangereuse."
Auteur : Ludovic Arberet



Géographie

La province de Navarre se situe tout au sud de la Bretonnie, entre le fleuve Brienne au nord et les montagnes Irranas au sud, aux confins des frontières Estaliennes et Tiléennes. Autour de la cité de Brionne, la province s'étend sur la rive nord de la Brienne jusqu'au port militaire gascon de Rochefort. Au Sud-ouest, la chaîne des Irranas dresse ses cimes élancées; au Sud-Est où les Irranas rencontrent les Abasko, on trouve les Montagnes Désolées.
La Navarre se compose de quatre régions fort différentes : la montagne, son piémont, les rives de la Brienne et Brionne et ses environs.

La Brienne constitue l'axe de communication majeur de la région d'Ouest en Est. Elle est praticable par tous les navires jusqu'à Quenelles. Quelques villes prospèrent le long de son cours grâce au commerce. Les terres fertiles des plaines du fleuve et de ses affluents sont propices à l'agriculture et à l'élevage. Et si les terroirs viticoles de la région n'ont pas la renommée des vignobles gascons, la production locale reste de qualité honnête. Par contraste, le piémont des Irranas où l'on trouve de nombreuses forêts est pauvre et sauvage. C'est la que se réfugient les fameux bandits navarrais, célébrés dans les chansons. Le droit d'aînesse ne suffit pas toujours à préserver la noblesse locale du dénuement et nombreux sont les jeunes hobereaux besogneux à se lamenter sur la pauvreté de leurs domaines. Certains regrettent même le devenir de leurs cadets partis à la Cour servir comme Mousquetaires du Roy.

Enfin, les montagnes Irranas sont le domaine de farouches montagnards prompts à défendre leurs troupeaux par tous les moyens.

Politique

La Navarre, ancien royaume indépendant ne fut rattaché à la couronne Bretonnienne qu'en 1301 par le mariage d'Enguerrand Le Fier avec Irène de Navarre. Aujourd'hui, la principale maison noble de Navarre sont les Capucinets qui sont les rivaux traditionnels des De Semblancy du Lyonnais.

Religion

Le culte de Myrmidia est prééminent, Ste-Leonidas étant la sainte patronne de Navarre. Néanmoins, les Navarrais font généralement preuve d'une grande tolérance religieuse en particulier vis a vis du culte proscrit de Ranald. Sans doute parce qu'en Navarre, il est communément admis que les opinions sont très relatives. "Vérité en Navarre, Mensonge ailleurs".

Population

Les Navarrais sont reconnaissables a leur fort accent méridional. Ce sont de rudes gaillards, célèbres pour leur sang chaud et pour leur franc-parler. Fiers de leurs bérets et de leur artisanat de la laine, ils portent des vestes faites de laine de mouton pour leur tenir chaud lors leurs pérégrinations. Ils témoignent d'une certaine animosité envers leurs voisins : Animosité envers les Bretonniens mais aussi et surtout les Estaliens "Pour un sou, le Navarrais plante le Bretonnien. Pour un rien, il tue l'Estalien".

Langage

Le patois Languedoc que l'on peut assimiler à un mélange de Bretonnien et d'Estalien est en usage dans une grande partie de la Navarre et aussi dans les royaumes Estaliens des Irranas. Le dialecte Bretonnien reste toutefois préféré à Brionne et dans le Poitain, ainsi que dans la vallée de la Brienne.


Agglomérations


Brionne
Voir description

Port-Boucaud
Si l'on devait résumer Port-Boucaud, Deux mots suffirait : mal famé. Port-Boucaud est un village de pêcheurs situé à environ cinq lieues au sud de Brionne, de l'autre côté du marécage du delta de la Brienne. L'endroit est surtout renommé pour ses bouges, qui sont réputés plus sordides encore que ceux de Brionne. Le mot Boucaud provient du nom en dialecte local que l'on donne aux petites crevettes grises qui ont fait la réputation du port et des pêcheurs locaux.

Blaye-Leonine
Ville située à la confluence de la Neste et de la Brienne. Sa devise "Nunquam polluta" (Jamais souillée) est liée à la légende de Sainte-Leonidas. Il s'agit de la seule ville navarraise à n'être jamais tombée aux envahisseurs arabes ou Estaliens, cela a valu à son château d'être nommé par Henry de Nouaillavart, grand stratège du règne de Gilles II, le "plus fort chastel de Navarre". Il est important de noter une forte présence tiléenne, dont de nombreux marchands de vin : les Côtes de Blaye étant le principal vignoble de Navarre.

Luz
Luz, nom estalien de la lumière, est une charmante petite bourgade située dans une vallée des Irranas abritant quelques autres communautés. Trois grands rais de soleil y entrent par les trois embrasures des trois montagnes. Quand les voyageurs arrivent par le noir et hideux sentier dit de Maupertuis (le mauvais passage) la reliant à la vallée de la Niva, ils aperçoivent tout à coup à l'extrémité de la gorge obscure une grande clarté. Ils trouvent là une terre vivante et baignant dans le soleil. Cette ville est longtemps restée en contact avec ses voisines estaliennes de l'ouest des Montagnes Irranas plus facilement accessibles. La présence dans une ancienne demeure de la ville de quelques moines de Verena influencés par la branche estalienne du culte est tolérée par le seigneur de la vallée.
 
St-Sauveur
Ville résidence de la famille Capucinet (si on fait exception de leurs hôtels particuliers de Brionne). La ville est nommée en l'honneur d'un de leurs ancêtres qui aurait sauvé la ville de la destruction lors de l'invasion arabe du sud de la Bretonnie.



Personnages


Vincent de Salvaterre, Capitaine Général des Cadets de Saintonge :
La compagnie des Cadets de Saintonge est stationnée à Blaye-Léonine. La majorité des cadets navarrais partant pour la Cour passent par cette caserne afin de se former et de se montrer digne de la réputation des Mousquetaires du Roy. Une franche animosité les oppose aux mousquetaires bretonniens.

Vanesse de Chabannes :
Noble libertine (au sens ennemi de toute servitude), son caractère très indépendant lui a valu de nombreuses remontrances de la part de sa famille. Il s'agit d'une jeune femme blonde potelée de petite taille (1m55), étrangère de surcroît (sa famille vient de Gascogne), elle aurait pu être classée potiche mais son dynamisme et sa perspicacité lui ont valu d'obtenir l'estime (voire même plus) de nombreux nobles navarrais ainsi que de plusieurs troubadours. Un de ses prétendants appartient à la famille Capucinet. Il pourrait prendre en grippe un PJ trop entreprenant.

Buffarot le Tard Avisé :
Chef paysan du piémont qui ne trouve pas les impôts royaux trop à son goût. Il ne serait pas étonnant qu'il lève quelques uns de ses amis pour s'en prendre aux greniers à sel.

Zorine Torralba "la marrimacho" :
Meneuse de bandes armées dans les Montagnes Irranas, elle se venge ainsi d'avoir été déshonorée par des caballeros. Elle est la seule femme combattante du groupe. Sa dévotion envers Ranald n'est pas très assurée, le recours à la violence lui apparaissant normal.

Pey de Lorda :
De mère estalienne et de père navarrais, cet homme dans la force de l'age est le principal noble de la Haute-Navarre. Ne quittant que rarement son chateau situé sur un piton rocheux qui surplombe la vallée de Lorda, son caractere reflète assez bien celui de nombre d'habitants des hautes vallées des Irranas. Il ne se réfère qu'à un seul ornement : la vertu des hommes, ne goûtant guère la parade des habits telle qu'elle est pratiquée par les cadets mousquetaires de la plaine.
Dans ces communautés recluses très indépendantes, l'autorité de la maison Capucinet et du Roy est souvent contestée et hormis certaines communautés plus accueillantes, les étrangers de passage ont tout intérêt à se montrer dociles et utiles pour être tolérés.

La Tarasque

La Tarasque est un monstre légendaire qui est réputé se cacher quelquepart dans la Brienne. La bête porte de nombreux noms selon les villages, et longtemps les lettrés bretonniens ont pensé qu'elle n'était qu'exagération de ces menteurs de Navarrais. Il fallut que la (ou une) Tarasque ne s'en prenne à des pêcheurs fluviatiles à quelques lieues de la ville de Quenelles pour que l'on tienne enfin ces récits pour vérité. Il s'agirait d'après le bestiaire du Comte de Barousse d'un reptile aquatique, capable de survivre aussi bien dans l'eau que sur la terre ferme. Il ne s'éloignerait cependant que rarement du fleuve, un seul témoignage l'évoquant à plus de 5 lieues des rives de la Brienne. Ce monstre aurait toutefois aussi été observé dans la Neste (l'affluent le plus en amont de la Brienne). Rappelons que pour la majorité du peuple, la Tarasque n'est qu'un monstre légendaire étant donné que "Peu de gens peuvent décrire cette hideuse bête avec précision, puisque les infortunés la rencontrant généralement périssent" (Olier Marquezave, 3ème Comte de Barousse).



Scenario Navarrais : Le prince des voleurs (ou une histoire de fesse)

Carte de Navarre


¤ In Search of Bretonnia 21-12-2005